Conférence de presse du jeudi 28 janvier 2010
Mise au point d'Olivier Arsac, secrétaire départemental DLR31, suite à l'article de presse de Gilbert Laval, parut sur le site libération.fr, intitulé "La droite voit désormais Villepin partout, et même au Capitole".
Suite à cet article (que vous trouverez à la suite) je veux apporter les deux précisions suivantes :
1 - Lors de ma conférence de presse du jeudi 28 janvier au matin, j'ai seulement abordé la stratégie de DLR31 dans ce département et nullement abordé le sujet "De Villepin", encore moins souhaité sa candidature au Capitole. Simplement en réponse à un journaliste de la Voix du Midi qui me demandait si je croyais en cette rumeur et quel serait le regard de DLR31 sur une telle hypothèse, j'ai répondu que je n'avais pas entendu parler de cette rumeur mais que DLR31 serait trés satisfait si cela devait arriver.
2 - Je ne suis pas "Villepiniste" et ne souhaite occuper aucun poste dans le réseau Villepin. Ma préférence va à une candidature de Nicolas Dupont-Aignan à la présidentielle de 2012 qui a mon soutien entier et fidèle. C'est dans cette perspective que mon équipe et moi travaillons. Cela dit ce n'est pas incompatible avec un regard positif sur Dominique De Villepin.
Olivier Arsac
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La droite voit désormais Villepin partout, et même au Capitole
POLITIQUE : Dominique de Villepin pourrait-il briguer le Capitole aux prochaines municipales? C'est en tout cas ce que laissent entendre à Toulouse ceux qui, à droite, sont séduits par ce gaulliste aux costumes chics et aux belles manières, à ce jour sauvé des eaux judiciaires.
Il ne s'agit pas d'un pari après-coup, fait sur un cheval qui aurait déjà passé la ligne en vainqueur. La décision de justice qui relaxe l'ex-Premier ministre dans l'affaire Clearstream n'était pas encore connue quand les gaullistes toulousains de Debout La République évoquaient cette éventualité hier jeudi 28 janvier au matin.
Les leaders en place de la droite toulousaine ont-ils à craindre la concurrence de celui qui a retrouvé dans le prétoire son panache et son verbe ?
Beaucoup de têtes politiquement déjà bien couronnées ont été pressenties pour s'installer dans le fauteuil de maire de la quatrième ville de France. Á gauche, ces quinze dernières années, c'est les noms de Jack Lang, Jean Glavany, Anne Hidalgo et même François Hollande qui ont pu trotter dans les esprits des militants du PS en panne de candidat.
Á droite, la personne de Dominique Baudis a longtemps interdit que ses électeurs lui imaginent un successeur. Successeur qu'il a d'ailleurs lui même choisi et fait élire de par son simple adoubement. Il faut croire que l'actuel leader de l'opposition municipale au socialiste Pierre Cohen, Jean-Luc Moudenc ne s'impose pas pareillement à la droite toulousaine.
Celle-ci est pour l'heure en piètre état, ravagée de son propre aveu par les querelles de ses leaders ou au moins par leurs profondes inimitiés. Enfermer le député européen Baudis, la députée européenne présidente de l'UMP 31 Christine de Veyrac, la candidate tête de liste UMP aux régionales Brigitte Barèges, le sénateur Alain Châtillon et l'ex-maire Jean-Luc Moudenc dans une même pièce reviendrait à faire de cette pièce un enfer.
Il n'y avait pas de villepiniste identifié comme tel à Toulouse. L'animateur de DLR-31 aurait volontiers occupé le poste. Avant que la relaxe de son préféré ne soit prononcée, Olivier Arsac le voyait gagnant à tous les coups: blanchi par la justice, c'était déjà bien. Puni, ce devait être encore mieux par l'image de résistant victime de Sarkozy qu'il y aurait acquis.
C'est le député de l'Hérault Jean-Pierre Grand, voix de l'ex Premier ministre dans le Grand sud qui pourrait refroidir son monde. «L'hypothèse selon laquelle Villepin puisse être candidat à la mairie de Toulouse vous a fait rire ? commente-t-il ce vendredi matin. Vous avez eu raison de rire...»
Le Grand relaxé a d'autres ambitions que celle de conduire les seules petites affaires d'une ville fût-elle grande. Les gaullistes toulousains seront peut-être déçus. Les leaders sus-cités ont en revanche tout le temps devant eux pour tranquillement se chamailler.
GLv